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  • NathalieReinhardt

Être perçu.e comme digne de confiance

1ier article d'une série sur le développement de la compréhension de nos enfants

Alors que je demandais à ma fille Alexandra : « Si tu avais un message à faire passer aux parents ce serait lequel » ? Sa réponse a fusé « Qu’ils développent la compréhension de leurs enfants... ».

Merci Alexandra pour ce message ! Tu mets la lumière sur l’une des clés de la qualité des relations. Dans l’approche Gordon nous travaillons beaucoup sur notre capacité d’écoute réelle de l’enfant. Nous travaillons dans nos ateliers notre capacité à être en empathie. Il s’agit de se mettre dans les chaussures de l’autre pour de vrai, sans s’oublier soi, sans être emporté par le flot émotionnel de l’autre, sans prendre en charge. C’est comme un muscle – cela s’entraine, se développe. Cependant il viendra toujours sur notre chemin une situation relationnelle pour nous montrer que malgré tous les exercices de musculation effectués, tous les impacts merveilleux que cette musculation a eue pour nos relations, nous ne sommes jamais au bout du chemin. Cette compréhension de l’autre et cette empathie sont un chemin de développement pour la vie. Quelle bonne nouvelle !


Pour creuser ces notions d’écoute, d’acceptation, d’empathie, je vous encourage à aller découvrir nos articles précédents.


Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous un trésor qui m’a aidé avancer sur ce chemin de la compréhension et de l’empathie.


Il s’agit des « 10 caractéristiques des relations d’aide », telles que définies par Carl Rogers – LE psychologue humaniste qui a révolutionné la psychologie du 20ème siècle. Carl Rogers défini la relation d’aide comme « toute relations dans laquelle l’un au moins des deux protagonistes cherche à favoriser chez l’autre la croissance, le développement, la maturité, un meilleur fonctionnement et une plus grande capacité à affronter la vie ».


Voici les 10 questions que Carl Rogers nous pose. Elles sont autant de pistes de travail pour qui veut développer sa véritable compréhension de l’autre et sa capacité à l’accompagner. Je vous propose d’en prendre connaissance en les lisant lentement – en prenant conscience de l’impact qu’elles ont sur vous. Et peut-être de choisir celles d’entre elles qui résonnent le plus, que vous souhaiteriez creuser.


1 – Puis-je arriver à être perçu par autrui comme digne de confiance, comme fiable et cohérent au sens le plus profond ?

2 – Puis-je m’exprimer de façon à communiquer sans ambiguïté l’image de la personne que je suis ?

3 – Puis-je éprouver des attitudes positives envers l’autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect ?

4 – Puis-je en tant que personne être assez fort pour être distinct de l’autre ?

5 – Suis-je assez sûr de moi pour permettre à l’autre d’être distinct ?

6 – Puis-je me permettre d’entrer complètement dans l’univers des sentiments d’autrui et de ses conceptions personnelles et les voir sous le même angle que lui ?

7 – Puis-je accepter toutes les facettes que me présente cette personne ?

8 – Puis-je agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ?

9 – Puis-je me libérer de la crainte d’être jugé par les autres ?

10 – Puis-je voir l’autre comme une personne en devenir ou vais-je être bloqué par son passé et par le mien ?


Pour ma part, je sais que je souhaite continuer de travailler les questions 1, 7 et 8.. Et vous ?


Je vous propose de faire de chacune de ces questions un sujet d’échange et de partage entre nous. En commençant par le début.. Quelques éléments sur la première question.


1 – Puis-je arriver à être perçu par autrui comme digne de confiance, comme fiable et cohérent au sens le plus profond ?


Carl Rogers nous confie dans son livre « Le développement de la personne » qu’il lui a fallu du temps et de l’expérience pour trouver une réponse à cette question « meilleure et plus profonde ».

Au départ, il pensait que si il présentait tous les signes d’une personne de confiance, en étant par exemple ponctuel et toujours acceptant, alors cette condition se trouverait remplie.

Il a fini par comprendre que pour être perçu comme une personne de confiance, la clé était qu’on puisse compter sur lui comme étant un être vrai. Il a employé le mot congruent pour désigner ce qu’il voulait être. « J’entends par ce mot que mon attitude ou le sentiment que j’éprouve, quels qu’ils soient, seraient en accord avec la conscience que j’en ai. Quand tel est le cas, je deviens intégré, unifié, et c’est alors que je puis être ce que je suis au plus profond de moi-même. »


Donc la clé de cette question n’est pas la constance, la rigueur d’application de règles et de principes mais la congruence.

Par exemple : si je ne me sens pas prêt à écouter l’autre – il est clé de savoir le dire plutôt que de faire semblant. « Je vois que tu as besoin d’être écouté et là moi je ne peux pas. J’en suis désolé vraiment. Est-ce ok pour toi si on prend du temps ce soir pour cela ? ». Voilà comment faire preuve de congruence et développer la confiance !

Qu’en dites vous ?


Dans mes prochains articles vous trouverez des éléments sur chacune des 9 autres questions. Nous vous invitons à venir commenter, participer aux échanges en direct sur notre groupe Facebook Les Ateliers Gordon – et sur notre page Les Ateliers Gordon France !!


A très vite,

Nathalie Reinhardt

Fondatrice de l’Association Les Ateliers Gordon



Voici les 10 questions que Carl Rogers nous pose :

1 – Puis-je arriver à être perçu par autrui comme digne de confiance, comme fiable et cohérent au sens le plus profond ?

2 – Puis-je m’exprimer de façon à communiquer sans ambiguïté l’image de la personne que je suis ?

3 – Puis-je éprouver des attitudes positives envers l’autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect ?

4 – Puis-je en tant que personne être assez fort pour être distinct de l’autre ?

5 – Suis-je assez sûr de moi pour permettre à l’autre d’être distinct ?

6 – Puis-je me permettre d’entrer complètement dans l’univers des sentiments d’autrui et de ses conceptions personnelles et les voir sous le même angle que lui ?

7 – Puis-je accepter toutes les facettes que me présente cette personne ?

8 – Puis-je agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ?

9 – Puis-je me libérer de la crainte d’être jugé par les autres ?

10 – Puis-je voir l’autre comme une personne en devenir ou vais-je être bloqué par son passé et par le mien ?

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