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  • NathalieReinhardt

Comment créer un espace ressourçant dans la relation parent-enfant ?

Et ainsi que l'enfant se sente en sécurité et en confiance pour oser être lui-même et s'exprimer ?


> 5ième article d'une série sur le développement de la compréhension de nos enfants.

Comment développer notre compréhension de l’autre et notre empathie ? Voici notre cinquième article de la série sur ce magnifique projet ! Des idées qui tiennent chaud, parfaite pour cette période de frimas !


Poursuivons sur le chemin tracé par Carl Rogers, créateur du courant de la Psychologie Humaniste. Pour lui, une relation d’aide réussie passe par 10 critères qu’il nous propose sous forme de questions.


Voici les 10 questions que Carl Rogers nous pose :

1 – Puis-je arriver à être perçu par autrui comme digne de confiance, comme fiable et cohérent au sens le plus profond ?

2 – Puis-je m’exprimer de façon à communiquer sans ambiguïté l’image de la personne que je suis ?

3 – Puis-je éprouver des attitudes positives envers l’autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect ?

4 – Puis-je en tant que personne être assez fort pour être distinct de l’autre ?

5 – Suis-je assez sûr de moi pour permettre à l’autre d’être distinct ?

6 – Puis-je me permettre d’entrer complètement dans l’univers des sentiments d’autrui et de ses conceptions personnelles et les voir sous le même angle que lui ?

7 – Puis-je accepter toutes les facettes que me présente cette personne ?

8 – Puis-je agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ?

9 – Puis-je me libérer de la crainte d’être jugé par les autres ?

10 – Puis-je voir l’autre comme une personne en devenir ou vais-je être bloqué par son passé et par le mien ?


Que de magnifiques questions à méditer ! Vous trouverez dans les articles précédents une première exploration des questions 1 à 6. Poursuivons notre recherche avec la suivante !


7 - Puis-je accepter toutes les facettes que me présente cette personne ?


Puis-je prendre la personne en face de moi comme elle est ? Puis-je lui communiquer cette acceptation pleine et entière, cette attitude ? Ou ne puis-je l’accueillir que conditionnellement ?

J’accepte alors certains aspects de ce qu’elle est et de ce qu’elle ressent et j’en désapprouve d’autres tacitement ou ouvertement.


Carl Rogers nous dit : « D’après mon expérience, lorsque mon attitude est conditionnelle, l’autre ne peut changer ou se développer dans les aspects de sa personnalité que je ne peux complètement accepter. Et quand, plus tard et quelquefois trop tard, je cherche à découvrir pourquoi j’ai été incapable de l’accepter sous tous ses aspects, je m’aperçois généralement que c’est parce que j’ai eu peur ou que je me suis senti menacé en moi-même par quelque aspect de ses sentiments. Pour pouvoir accompagner l’autre vraiment, il faut que je me développe et que j’accepte ces sentiments en moi-même. »


Et vous ?

Quels sont les aspects et sentiments de vos très proches que vous n’acceptez pas ? En quoi ces aspects et sentiments résonnent ils en vous, vous menacent-ils ? En quoi sont-ils un miroir ou un message de ce que vous n’acceptez pas chez vous ??


8 - Puis-je agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ?


Carl Rogers a mené de nombreuses études sur l’impact physiologique de la psychothérapie et a souligné la facilité avec laquelle les individus se sentent menacés à un niveau physiologique.


Carl Rogers nous dit : « Le réflexe psycho-galvanique (la mesure de la conductibilité de la peau) plonge brusquement quand le thérapeute réagit par un mot qui n’est qu’un peu plus fort que les sentiments du client. Et à une réflexion, comme « Dites donc, que vous avez l’air bouleversé ! » l’aiguille bascule presque jusqu’à quitter le papier. Mon désir d’éviter même des menaces infimes n’est pas dû à une hypersensibilité vis-à-vis de mon client. Il est dû simplement à la conviction fondée sur l’expérience que si je peux le libérer aussi complètement que possible de toute menace extérieure, alors il pourra commencer à éprouver et à affronter les conflits internes qui lui apparaissent menaçants. »


Bien entendu – les effets d’un mot plus haut que l’autre, d’une attitude, d’un ton particulier sont mesurables aussi quand nous nous adressons à nos enfants. De la même façon que pour la relation Patient – Thérapeute, il est passionnant de développer notre sensibilité, notre capacité à nous adresser à nos enfants sans qu’ils puissent se sentir menacés. Ainsi – si c’est eux qui au départ avaient un problème, ils pourront plus facilement accéder à la compréhension de ce qui leur arrive – et accéder à leurs ressources internes.. avec notre accompagnement bien entendu.


Ah – ce n’est pas évident – et là encore la perfection n’est pas la panacée. Mais l’attention portée à cela – et le développement de cette sensibilité sont une voie magnifique à découvrir.


Prenez le temps de laisser infuser, méditez. Et si le cœur vous en dit, venez commenter, participer aux échanges en direct sur notre groupe Facebook Les Ateliers Gordon – et sur notre page Les Ateliers Gordon France !


A très vite,

Nathalie Reinhardt

Fondatrice de l’Association Les Ateliers Gordon


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